Anne Sophie au microscope

  • Date de naissance : 01/02/1979microscope
  • Lieu de naissance : Roanne
  • Taille : 1m74
  • Poids : 86kg (mais je compte bien descendre après ma carrière !)
  • Début du judo : Vers 10 ans
  • Club d'origine : Le judo club Renaison, puis Association Loire
  • Club actuel : Le Judo club de Pontault Combaut
  • Mes judoka préférés Actuel : Lucie Décosse, Inoubliable : Cécile Novak
  • Ma plus grosse blessure : Les cervicales. J'ai failli arrêter ma carrière
  • Mon spécial debout : Ippon seoi à genou à droite
  • Mon spécial au sol : Bras tête, comme mon chéri !
  • Ma plus belle médaille : L'argent aux Europe à Bercy pour ma première participation
  • Ma pire compétition : Les championnats du monde à Osaka en 2003
  • Mon meilleur souvenir sportif : Les championnats du monde par équipes en 2006
  • Ma boisson favorite : Perrier citron (sirop, pas rondelle !)
  • Mon animal préféré : Mon Loukkit (mon chat)
  • La fleur à m'offrir ! : Une jonquille
  • Mon film fétiche : Le grand chemin
  • Ma chanson préférée sous la douche : «Olele Moliba Makasi» chanson africaine qu'adore Robinson
  • Mon plat préféré : Les tomates farcies de ma mère
  • Mon talent caché : Le jardinage (caché et peu exploité !)

Biographie

1979-1989 Mon enfance

Stéphane, Papa et moiMa poupée préféréeNée le 1° février 1979 à Roanne, nous habitons avec mon frère et mes parents à Lentigny (dans la Loire) dans l'appartement à côté du bureau de poste que tient mon père, Jean. Ma mère, Lucette, est la secrétaire de la mairie et travaille à 200 m de la maison. Mon grand frère, aîné de 6 ans, Stéphane, me comble d'affection même si je casse tout autour de moi, ce qui reste un traumatisme pour ce passionné de maquettes. Ma vie d'enfant est très épanouissante entre l'amour que me porte ma famille, la liberté de vivre au calme dans un petit village et mes nombreuses activités sportives. Très jeune j'ai déjà tendance à ne pas tenir en place et pratique le basket-ball, le tennis et joue de la musique.

1989-1996 Les débuts du Judo, un départ vers Paris

Premiers podiumsA 10 ans, je supplie ma mère de me mettre au judo, faisant de ses mercredis des journées marathon entre toutes mes activités. Je me prends très vite au jeu des compétitions et gravis les différents niveaux jusqu'à mes premiers championnats de France scolaire UNSS en 1996 où je termine 3° en + 72 kg. C'est à ce moment que démarre ma vraie « carrière ». Repérée par les entraîneurs nationaux, je refuse d'aller à l'INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance) la première année pour trouver un intermédiaire à Lyon en pôle espoir.

Cette année me permet de m'habituer à l'internat, aux voyages et surtout à la distance qui me sépare de ma famille.

L'adaptation l'année suivante en 1996 à l'INSEP (Paris) n'en est que plus facile.

Peu à peu, je m'installe comme leader en juniors et commence déjà à être performante en tournoi séniors.

1996-2000 Devenir actrice de son projet

La concurrence est très dure en France. Cette période de ma vie est certainement celle la plus importante dans mon parcours de compétitrice. C'est à ce moment que tout se joue, et que la majorité des athlètes « craquent » et abandonnent le projet de devenir champion. C'est une période où j'ai compris que réussir dans ce milieu demanderait beaucoup de rigueur, de volonté et de sacrifices. C'est une phase où l'on apprend.

L'apprentissage dans le judo se fait en chutant, et il n'est pas facile de toujours se relever. C'est aussi une période où l'on découvre son corps, ses besoins et ses limites. On découvre la nécessité de bien manger, de s'hydrater et de s'entraîner, dans le but de toujours progresser. Les randoris sont durs et nombreux, on pratique la musculation de manière intensive, ainsi que la préparation physique. Les phases de repos sont dédiée à la scolarisation. Dur, dur !

2000-2001 Un diagnostic qui tourne au cauchemar

En 2000, alors toute jeune séniore, les médecins fédéraux, lors d'un examen de contrôle détectent une malformation congénitale des cervicales. Incapables d'évaluer les risques potentiels liés à mon cas, ils m'interdisent l'accès au tapis, jusqu'à nouvel ordre. Je pense alors à quitter mon sport, je m'interroge sur la possibilité de me mettre au handball, moins traumatisant pour mon cou. C'est une période extrêmement difficile car les entraîneurs, pendant cette période, m'oublient et me délaissent... Même plus un bonjour, ni un regard. La catégorie est dense, je ne fais plus partie de l'avenir.

2001-2004 Monter de catégorie une opportunité déterminante

De longs mois s'écoulent quand, enfin, plusieurs spécialistes m'autorisent à reprendre. Très revancharde, je saisis l'opportunité de devenir championne de France 1° division en -78 kg. C'est aussi la catégorie d'une Céline Lebrun fraîchement vice-championne olympique, et qui s'avère incontournable dans cette catégorie pour les années à venir.

F.Jossinnet, F.Ryaboff, AS. Mondière, J.Chirac, A.Morlot

L'admirable Christine Cicot à la retraite depuis les Jeux Olympiques de Sydney, la fédération recherche une succession à cette championne du monde. M'étant illustrée au championnat de France universitaire et au tournoi de Rotterdam en +78 kg, je gagne la sélection pour les championnats d'Europe 2001 à Paris Bercy.

C'est mon premier grand championnat sénior. Nous travaillons sans relâche avec Cécile Nowak-Grasso (mon entraîneur, championne olympique en 1992) ce qui me permet de glaner ma première médaille européenne, devant ma famille venue au complet, ce qui n'avait plus été le cas depuis les juniors ! C'est l'un de mes plus beaux souvenirs de compétition.

2004 Athenes, la grande désillusion

Titulaire et médaillée de presque toutes les compétitions dans les années qui suivirent, je fais le faux-pas de perdre aux championnats d'Europe à Osaka en 2003. Cela m'a valu d'être délaissée injustement pour les Jeux Olympiques d'Athènes l'année suivante. Jugée trop petite, trop fragile physiquement, incapable de battre les meilleures, je me retrouve remplaçante. Classée numéro 1 européenne, ayant qualifiée la catégorie des lourdes pour la France aux Jeux Olympiques, les sélectionneurs, sans réponse rationnelle préfèrent scandaleusement une autre athlète, plus costaude. Celle-ci s'inclinera au deuxième tour de la compétition.

2004-2005 Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort

C'est la phrase que j'ai le plus entendue à cette époque.

Ecœurée, mais soutenue par les miens, j'en profite pour réussir l'année suivante mon diplôme de massokinésithérapeute (2005).

Double médaillée de bronze Le Caire 2005Je me relève sportivement en gagnant pour la première fois les championnats d'Europe en 2004 au lendemain des Jeux Olympiques.

Je récupère définitivement ma place de leader de la catégorie en ramenant deux médailles de bronze (en lourdes et en toutes catégories) au championnat du monde, au Caire, l'année suivante. Quel beau bilan pour 2005 et quel gâchis pour 2004 !

2005-2008 Des médailles en pagaille!

Monde equipe 2006Cette période reste à ce jour la plus prolifique en terme de médailles. Je gagne 5 fois les championnats d'Europe, ce qui est le record de titres européens (à égalité avec Céline Lebrun). Je ramène également 3 médailles mondiales en 2005 (deux du Caire) et 2007 (en toutes catégories, de Rio de Janeiro).

2006, reste une année magique. Bercy me porte chance puisqu'en février je gagne mon seul Tournoi de Paris à ce jour. Nous remportons ensuite les championnats du monde par équipes de nation, avec Lucie Decosse, Gévrise Emane, Frédérique Jossinet, Céline Lebrun, Stéphanie Possamai...

2008-2009 La fin d'un rêve, le début d'un autre

Ouverture des JO Pékin 2008En 2008, mon aventure Olympique démarre enfin, mais se termine prématurément à la 7° place.

Epuisée par toutes ces années de travail et par les difficultés rencontrées, écœurée de sport, je décide de mettre momentanément ma carrière entre parenthèses pour fonder une famille avec mon ami Frédéric Lecanu.

Le petit Robinson Lecanu rejoint notre foyer le 19 décembre 2009.

2009-2011 Une naissance pour une renaissance

Soutenue par ma Fédération, mon club et l'armée (mon employeur), et décidée à conquérir un titre mondial et une médaille Olympique, je reprends l'entraînement deux mois après l'accouchement. Ancien champion de France, titulaire comme moi aux championnats du monde à Osaka en 2003 et médaillé au tournoi de Paris, Fred est, comme moi, conscient des sacrifices que cet objectif demande. Nous sommes prêts à tenter l'expérience sans pour autant risquer de mettre en péril notre famille.renaissance

 

Le rêve olympique est toujours en nous...

reve olympiqueA la difficulté de ma reprise sportive s'ajoute dès mai 2010 l'éloignement géographique du père de Robinson pour raison professionnelle. Lui dirige une balnéothérapie en Savoie pendant que je reste sur Paris pour m'entraîner. Il rentre heureusement en avril 2011 définitivement à la maison pour le bien de tous. Cette période seule à la maison a été très compliquée à gérer d'autant que les entraîneurs ne comprennent pas toujours mes conditions de vie.

Pour autant, j'arrive à mettre à profit cette saison 2009/2010 en redevenant la n°1 française.

Mon retour est signé et marque les esprits grâce à la coupe d'Europe des Clubs avec Pontault-Combault. Mon premier combat depuis dix huit mois donne au club le point de la victoire pour la médaille de bronze. C'était contre la Russe Donguzashvili, toute récente médaillée mondiale.

Je confirme mon retour par la suite en remportant le tournoi de Birmingham et en faisant 3° à la très attendue coupe Kano.

Je me qualifie aux championnats d'Europe. Cette année voit apparaître un nouveau règlement et l'apparition de deux compétiteurs possibles par pays. Je suis donc en concurrence directe.

Un des objectifs personnels de cette compétition est de devenir la première Française à six titres européens. Malheureusement, j'échoue en finale, contre la Russe Ivaschenko.

Mon engagement, ma volonté et mon sérieux ont enfin été pris en considération après ma médaille d'argent aux championnats d'Europe et mon titre championne d'Europe par Equipes de nation en Mai 2011. Ma concurrente française, termine à la cinquième place, je commence la très longue course Olympique en position de leader.

L'été 2011 a été très chargé en émotions lorsque j'ai gagné en juillet les Jeux mondiaux militaires à Rio et lorsque nous avons gagné en août les championnats du monde par équipes de nation à Bercy.
2012 Paris Bercy podiumMalheureusement, je n'arrive pas à remporter de médaille aux championnats du Monde individuels. La course aux points est ouverte...

En février 2012, je prends un ascendant décisif sur ma rivale dans la course aux Jeux Olympiques en remportant le bronze au très relevé Tournoi de Paris à Bercy. Ma première médaille dans ce tournoi date de 1999, treize ans auparavant...

2012 Objectif : LONDRES

anneaux olympiquesMalgré un Championnat d'Europe où je ne termine que 7ème, je suis qualifiée aux Jeux Olympiques de Londres. Je termine 9ème mondiale, seule Française qualifiable pour cet événement.

Quatre années ont passé depuis Pékin. Après avoir mis au monde mon fils et imaginé ce rêve un peu fou, nous y voilà... Deux ans de travail m'ont permis de revenir dans l'élite mondiale, et de pouvoir participer à cet événement extraordinaire.

Oui, mais voilà... Participer ne me suffit pas. Ce que je veux, c'est une MEDAILLE ! Il me reste peu de temps pour me préparer, tout mettre pour aller la chercher. Je me suis organisée, en famille, pour mettre toutes les chances de mon côté !

Alors, comme on dit : SEE YOU IN LONDON !

see you

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